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Une maison-musée

La maison Bergès à Lancey


Aristide Bergès implante son usine à Lancey en 1869, mais il réside à Grenoble avec sa femme et ses cinq enfants jusqu'au milieu des années 1880. Aristide, Marie, sa femme, et leur fille Marguerite viennent ensuite habiter à proximité de la papeterie, construite sur le site d'un ancien moulin. La petite ferme du meunier accueille les trois membres de la famille. Les garçons, partis travailler ou étudier, viennent souvent passer quelques jours à Lancey.

Face au manque de place et à la trop grande « simplicité » de la maison, un agrandissement est réalisé en 1898 auquel s'ajoute la création d'un hall d'honneur en 1902-1903. L'extension de l'habitation reflète les goûts des propriétaires et de l'époque, marqués par l'éclectisme et l'Art nouveau.

Les travaux ont permis de valoriser la décoration intérieure d'origine, de restituer l'atmosphère originale du lieu et de faire découvrir une famille d'industriels, intéressée par les innovations techniques mais aussi par l'art.

 
      

Le décor, entre éclectisme et Art nouveau


Les techniques et les nouveaux matériaux employés contrastent avec les expressions architecturales qui avaient cours jusque-là. L'éclectisme est de mise et les styles se mélangent, avec une prédilection parfois pour les formes et les décors inspirés de la Renaissance et du Moyen Âge. L'Art nouveau, courant en vogue au tournant du siècle, prend souvent le pas en termes décoratifs. Il est alors de bon ton de posséder un intérieur dans ce style.


L'extérieur de la nouvelle maison, d'apparence plutôt sobre, présente seulement quelques éléments décoratifs : une porte sculptée, des linteaux décorés. L'intérieur, inversement, révèle un programme décoratif exceptionnellement riche. En témoignent la décoration de ses deux halls, l'un relevant de l'éclectisme, l'autre empreint aussi d'Art nouveau, la distribution des pièces autour d'une galerie rehaussée d'une verrière colorée ainsi que les papiers peints où les volutes de fleurs et de feuilles plus ou moins stylisées occupent une place centrale.

Les papiers peints


Les papiers peints de la maison Bergès à Lancey ont été étudiés par un doctorant pour sa thèse d'histoire de l'art à la Sorbonne. Tous n'ont pas pu être conservés lors de la réhabilitation de la maison, mais une partie d'entre eux sont restaurés.

Une vingtaine de papiers peints différents, datés de 1896 à 1901, systématiquement accompagnés de leur bordure, ont été repérés, soit sous forme de fragments soit occupant la totalité des murs d'une pièce. Les habitats ayant conservé leurs papiers peints datant de la Belle Epoque sont très rares. La famille Bergès avait décoré toute sa maison, ou presque, de papiers peints, majoritairement Art nouveau (mais aussi néo-rococo et néo-médiéval). Les pièces du rez-de-chaussée en fournissaient surtout des témoignages partiels, au premier étage se concentrent ceux les mieux préservés. La demeure des Bergès est un exemple du caractère hybride de l'époque avec ses papiers peints Art nouveau et historicistes.

Des patrons esthètes et protecteurs des arts

Les Bergès, grands amateurs d'art, nouent de solides amitiés avec de nombreux artistes et réunissent à Lancey une belle collection de toiles. Amis d'artistes, ils en étaient aussi les mécènes. Le dernier fils d'Aristide, Maurice Bergès, ingénieur et artiste, crée à Lancey sa propre « galerie » de peinture. C'est lui qui commande à son ami Davin une monumentale statue allégorique de la Houille blanche qui trouve sa place dans le hall d'honneur.

Alfons Mucha, figure emblématique de l'Art nouveau, a réalisé plusieurs œuvres relatives à l'aventure industrielle d'Aristide Bergès ; certaines sont encore à Lancey, mais bon nombre ont été dispersées lors d'une vente publique en 1973 à Grenoble. D'autres artistes ont également laissé des œuvres témoignant de leurs relations avec les Bergès : le peintre mâconnais Gaston Bussière, symboliste par excellence, Tancrède Bastet, originaire de Domène, le sculpteur grenoblois Auguste Davin et le Suisse Giuseppe Chiattone, chargé du tombeau des Bergès à Toulouse dont l'une des statues La Houille blanche en deuil d'Aristide Bergès est installée dans le parc de la maison.

Tous ces artistes ont en commun d'avoir travaillé sur le thème de la houille blanche, « formule magique » lancée par Aristide Bergès dès 1878 pour parler des bienfaits de cette toute nouvelle énergie qu'est la force hydraulique née des hautes chutes et qui va rapidement désigner aussi l'hydroélectricité.

La maison de Lorp


La maison natale d'Aristide Bergès en Ariège (Lorp) se visite. L'association Aristide Bergès (aab), installée à Lorp-Sentaraille (09190), vous propose des visites de la demeure, convertie en Observatoire du Papier, des Arts Graphiques et de la Communication.

http://www.aab.asso.fr

 

La région conserve par ailleurs d'autres témoignages relatifs à Aristide Bergès et son exploitation de la Houille blanche : le tombeau des Bergès au cimetière de Terre-Cabade à Toulouse (5e section / 23e division), une première maquette de ce monument funéraire au Musée du vieux Toulouse, une sculpture commémorative de l'oeuvre d'Aristide Bergès à la piscine de Saint-Girons...

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