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Le site

L'installation dans la gorge de Lancey


En 1867, le pyrénéen Aristide Bergès découvre la vallée du Grésivaudan lorsqu'il vient modifier les défibreurs de l'usine Matussière à Domène. Bergès réalise rapidement que l'endroit, au pied du massif de Belledonne, est propice à l'implantation de sa propre usine de fabrication de pâte à papier, comme l'ont déjà compris les ingénieurs Amable Matussière et Alfred Fredet.

La vallée est large, les moyens de transport divers (train, eau, route...), Grenoble, « la grande ville », n'est pas loin... La main d'œuvre rurale locale cherche souvent à compléter des revenus insuffisants.
Mais, surtout, la matière première est toute proche : forêts du balcon de Belledonne et des autres montagnes alentours, possibilité d'extension du domaine forestier dans la plaine. Les ressources énergétiques sont présentes et disponibles. Les réservoirs d'eau naturels (neige, lacs, ruisseaux...), abondamment alimentés, l'imperméabilité du terrain, sa forte déclivité, tous ces éléments incitent Aristide Bergès à installer une râperie à bois dans la gorge (ou « combe ») de Lancey.



Il détourne, dans une première conduite forcée de « haute chute », l'eau du petit torrent de Lancey, à l'amont de la gorge de raccordement où se trouve son usine. Ses machines fonctionnent alors grâce à l'énergie hydromécanique. Aristide Bergès construit ensuite une seconde conduite forcée et ajoute une dynamo aux turbines dans les années 1880, produisant donc de l'énergie mécanique et hydroélectrique. Il équipe plus tard deux autres « hautes chutes » au fur et à mesure du développement de son usine de râperie et de papeterie. Il participe ainsi à la transformation d'un espace rural en un espace industriel.

L’usine dans la commune


De la modeste râperie de bois de 1869 à la papeterie occupant une vingtaine d'hectares dans les années 1960, l'usine fondée par Aristide Bergès emploie plusieurs centaines de personnes, contribuant au dynamisme du village. La population de Villard-Bonnot passe de 1051 habitants en 1851 à 2100 en 1896 et 3199 en 1914. Cette évolution économique, démographique et sociale marque le paysage : l'usine s'étend, l'agriculture décline, l'habitat s'accroît.

 

Dans un premier temps, la main d'œuvre est essentiellement composée d'hommes de la vallée du Grésivaudan et du balcon de Belledonne. A partir de la Première Guerre mondiale, les dirigeants de la papeterie (Aristide est décédé en 1904) mettent en place une politique paternaliste.

 

 A cette époque, l'usine emploie un plus grand nombre de femmes qu'auparavant et fait venir des travailleurs de l'étranger car la majeure partie du personnel masculin est au front. La guerre fait des ravages.





Par la suite, pour garder ses « nouveaux ouvriers », l'usine fait construire, en plus de la bibliothèque ouverte à tous (créée en 1901), des cités ouvrières, des fontaines et des lavoirs dans les nouveaux quartiers, des bains-douches à bon marché pour faciliter l'accès à l'hygiène, une pouponnière pour accueillir les enfants des ouvrières, des magasins coopératifs vendant des produits bon marché... Elle permet aussi la création de l'Harmonie formant des musiciens au mérite reconnu. Elle soutient les sportifs de la commune, footballeurs ou rugbymen.

Sa présence marque même les « intérieurs » des ouvriers. Des feutres destinés aux machines servent parfois à faire des couvertures ou des vêtements. Aux rentrées scolaires, les enfants des ouvriers reçoivent des cahiers produits à la papeterie...

Une empreinte sur le territoire


Il reste aujourd'hui de nombreuses traces :

de l'usine
l'ancien laboratoire de la papeterie, des bâtiments d'usine réhabilités par la communauté de communes, des conduites forcées à proximité du site du musée mais aussi dans la montagne, le barrage du lac du Crozet, des centrales hydroélectriques...

 de ses activités sociales dans la vallée
les anciens dortoirs et le réfectoire (aussi appelés « pension militaire »), les écoles (autrefois de filles et de garçons), le bâtiment dans lequel la bibliothèque avait déménagé dans les années 1920, la mairie, les cités ouvrières, le stade Bergès

 de la famille Bergès
l'ancienne maison patronale dans laquelle est installé le musée, l'ancienne maison d'Achille Bergès (le fils aîné d'Aristide), qui a été déplacée de 70 m en 1957 pour installer la plus grande machine à papier d'Europe de l'époque... le monument commémoratif d'Aristide Bergès élevé à l'initiative de la municipalité de 1948, le cénotaphe de madame Bergès

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