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Une maison-musée

De la maison Bergès au musée de la Houille blanche

On doit aux héritiers de Bergès et à un petit groupe de convaincus regroupés en association l'idée première de développer un véritable musée de la houille blanche, à une époque où la notion de patrimoine industriel n'a encore que peu d'échos auprès du public. Les membres de l'association, regroupés originellement par un attachement à la personnalité de Bergès, au site de Lancey et aux métiers liés à la papeterie et à l'hydroélectricité, ont renforcé au cours de longues années leur expertise scientifique. C'est aussi leur volonté qui a permis l'aboutissement d'un projet de musée porté par une institution territoriale.

Le Conseil général de l'Isère devient propriétaire du site en 2000 et réalise dès lors le Musée de la Houille blanche.

Une conscience patrimoniale précoce

Après la mort d'Aristide Bergès en 1904, ses enfants, en particulier Maurice et Marguerite qui semblent vouer un véritable culte à leur père, s'emploient à perpétuer l'image de cet inventeur ingénieux et initient un véritable mythe. Marguerite regroupe documents, brevets, articles et divers objets personnels de son père, en vue d'organiser un petit musée à Lancey. Quant à Maurice (qui a la charge de la direction de la papeterie), tout juste un an après la mort d'Aristide, il valorise l'œuvre de son père en en faisant la présentation lors de plusieurs expositions internationales.

Un premier musée privé

Les éléments présentés en 1925 lors de l'Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme à Grenoble vont constituer le premier musée à la mémoire de Bergès, qu'organisent Marguerite et Maurice dans les bâtiments annexes de la maison familiale de Lancey. Autour de la maquette du Grésivaudan, qui avait été réalisée pour l'exposition universelle de 1889, sont présentées différentes pièces liées à la vie d'Aristide. C'est à cette occasion aussi que les premières turbines sont installées dans le parc (où elles sont d'ailleurs toujours exposées).

Un écomusée préfigurateur

Dans le courant des années 1970 apparaît le concept d'écomusée, autour des questions liées au patrimoine et à l'environnement. Le site de Lancey retient l'attention des personnes intéressées par la valorisation du patrimoine industriel et plus particulièrement de la Houille blanche. En août 1980 est ainsi créée une association intitulée Ecomusée Aristide Bergès ; conservatoire de la Houille Blanche et de ses techniques. La plupart des membres fondateurs sont des anciens de la papeterie et des élus des communes voisines ; Charles Saur, arrière petit-fils de Bergès en est le Président. Henri Morsel, qui travaillait sur l'histoire de l'électricité, en est le conseiller technique et scientifique. L'association se donne alors pour mission de sauvegarder et de conserver le patrimoine culturel, technique, social et naturel du site de Lancey.
En novembre 1981, à la suite de la IVe conférence pour l'étude et la mise en valeur du patrimoine industriel (ICCIH) dont une partie du programme est consacrée à la visite du site de Lancey, l'écomusée ouvre ses portes au public. Un groupe de travail est constitué, associant des responsables du Musée dauphinois, des Archives départementales, du CST (Centre Scientifique et Technique) et de l'association, afin de mener une réflexion sur la mise en valeur du patrimoine industriel de Lancey.

De l’écomusée associatif au musée départemental

De 1981 à 2000, d'écomusée en centre de culture scientifique et technique, les projets n'ont pas manqué. Mais il faut attendre l'ouverture du musée Hydrélec en 1988 (aménagé par EDF sur le site du barrage de Grand-Maison), puis l'exposition du Musée dauphinois "Cathédrales électriques" en 1989, pour que l'intérêt pour le patrimoine de l'hydroélectricité soit renouvelé. Quelques années plus tard, au titre des Monuments historiques, seront en effet protégés la centrale des Vernes à Livet-et-Gavet et les éléments significatifs du site de Lancey, dont les conduites forcées et la maison Bergès.
Le désir et la volonté de l'association aboutit finalement le 10 novembre 2000. Ce jour là, le Conseil général de l'Isère devient acquéreur d'une partie du site pour en faire un musée départemental. Cette acquisition donne l'impulsion nécessaire à la restauration et au développement de la maison.
Aujourd'hui, l'aventure industrielle est au cœur du programme muséographique de la maison réhabilitée.
Si le parcours de Bergès structure la visite, une salle entièrement consacrée au patrimoine industriel initie un centre d'interprétation et présente les sites, bâtiments, objets et musées relevant du patrimoine industriel, scientifique et technique de l'Isère.